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  • A qui appartient le Nil ?

    Le Nil traverse huit pays d’Afrique et chacun de ces pays revendique sa part du fleuve en investissant dans de gros projets.

    Le barrage Grand Renaissance
    Le Nil bleu prend sa source en Ethiopie, un pays qui avait jusqu’à maintenant largement sous-exploité le fleuve pour l’irrigation ou la production d’électricité . Aujourd’huit, l’Ethiopie s’est lancée  dans la construction du plus grand barrage hydroélectrique d’Afrique, en détournant une partie isolée du fleuve. L’idée est alléchante, car Les turbines vont permettre de tripler la production d’électricité dans un pays ou seulement 1/5ème de la population y a accès. On imagine facilement l’impact positif que ce projet peut avoir sur la santé, l’éducation et le développement des petites entreprises dans le pays.

    Mais le prix à payer est élevé : il inclue le déplacement de tribus, l’impact sur la nature, et pire encore, les tensions politiques que ce projet a déclenchées. Les 85 millions d’égyptiens en aval se demandent si leur partie du fleuve va s’appauvrir. L’Ethiopie se veut rassurante, en affirmant que l’eau utilisée dans les turbines sera entièrement rejetée. Mais L’Egypte refuse catégoriquement la possibilité de perdre le contrôle du flux du fleuve, et menace de détruire le barrage en revendiquant son droit historique. En effet, un traité colonial britannique a accordé en 1929 un droit de véto à l’Egypte sur tout projet en amont du fleuve. Le traité a été modifié ensuite pour déléguer une partie de ce pouvoir au Soudan. L’Ethiopie et les autres pays traversés par le Nil ne disposent d’aucun droit.

    En Ethiopie, le barrage Grand Renaissance va permettre au pays de tripler sa production d’électricité(photo ethiovision.com)

    Le Nil sous pression
    Voici un autre exemple de partage forcé du fleuve : l’agriculture intensive. J’admirais les photos aériennes des crop circles sans en mesurer l’impact. Dans les plaines assoiffées du Soudan, sur le plus long tronçon du Nil, a surgi un oasis artificiel de 9000 hectares. L’idée : détourner les eaux du Nil pour permettre l’irrigation de 102 cercles de verdure créés grâce à de gigantesques irrigateurs à pivot central. On pourrait penser qu’il s’agit d’une solution pour mettre un terme aux problèmes de malnutrition. Eh bien, non ! Non seulement on y produit uniquement de la luzerne pour l’alimentation animale, mais le produit de cette culture ne bénéfice pas aux Soudanais. Ce sont leurs riches voisins des états du Golfe Persique qui en profitent.

    De gigantesques cercles de verdure sont créés grâce à des irrigateurs à pivot (Image courtesy Robert Simmon and Jesse Allen, USGS/NASA)

    De gigantesques cercles de verdure sont créés grâce à des irrigateurs à pivot (Image courtesy Robert Simmon and Jesse Allen, USGS/NASA)

    On mesure parfaitement les tensions que ces développements suscitent. Les habitants des rives du Nil vont devoir se concerter tôt ou tard pour s’assurer une répartition équitable des eaux du fleuve et permettre un développement durable dans ces régions, ou s’habituer à voir le débit du Nil diminuer grandement dans les prochaines années.

    La BBC a réalisé un documentaire sur BBC iPlayer (Sacred Rivers with Simon Reeves)

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  • Rwanda: a one people nation


    April 11th, 2014

    Practical Action Consulting has worked in Rwanda for a number of years and recently opened an office there.  Denyse, accounts and admin officer, reflects on the transformation she has witness in her country.

    Monday, April 7, 2014 was the official opening of the 20th commemoration of genocide against the Tutsi people; different countries sent delegations as well us United Nation and African Union Commission to comfort Rwandans during this difficult time of painful memories.

    Remember, unite, renew

    Rwanda’s commemoration slogan is ‘Remember, unite, renew’

    For the last three months young Rwandans have been carrying the flame of remembrance to all district of the country and this gives hope since three quarters of Rwandans are under 30 years old (they are the new Rwanda).

    Having experienced the 1994 genocide 20 years ago I wouldn’t have imagined Rwanda this way.  Personally I thought that the world had come to an end and all we wished was for a less painful death e.g. being shot.

    A few months after the genocide we thought it was a bit safer but most of us were prepared for another war considering the situation from Tutsi survivors, other Tutsi family from abroad ( exiled in the preview Hutu massacres) who really had power and a thousand reasons to seek revenge on Hutus. I personally never imagined going to school again, making new friends,  eating food harvested in Rwanda, not surviving on aids from UNIHCR, UNICEF, and other international organizations.

    But now look at Rwanda, we have become a one people nation and after all we have one culture, one language which proves that we have been, are and will be one not considering other invented ideologies to separate us.

    Rwandans have chosen truth, unity and reconciliation.  Rwandans have chosen to forget about tribes, forgive and admit what happened then focus on building the better future that the results are palpably seen on the ground.

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